L’assemblée générale du Château La Conseillante qui s’est tenue le 21 juin a voté à l’unanimité la mise en chantier d’un nouveau cuvier parcellaire, qui sera mis en service pour la vendange 2009, les travaux débutant en novembre prochain.
Depuis le début des années 2000, un travail de fond a été entrepris sur la propriété, dont le cuvier est la conséquence logique :
- Maîtrise des rendements ;
- Recherche d’une maturité optimale au moment des vendanges ;
- Sélection rigoureuse des baies à l’entrée du cuvier par un système de tri optimal ;
- Démarrage d’une politique de replantation à long terme ;
- Mise en place d’une agriculture raisonnée ;
- Utilisation de nouvelles techniques de vinification ;
- Création et lancement du second vin, Duo de Conseillante…
Toutes ces améliorations à la vigne comme au chai se devaient d’être optimisées lors de la vinification.
Dans cette optique, le prochain cuvier intégrera totalement le découpage parcellaire du terroir de La Conseillante : les 18 micro parcelles de la propriété trouveront ainsi leur alter ego dans le chai, pour permettre une vinification extrêmement précise. Des cuves de stockage porteront le total à 22 unités.
La Conseillante disposera ainsi d’une palette d’une vingtaine de couleurs, qui offrira au vinificateur la possibilité d’un travail d’élaboration encore plus complexe, pointu et précis.
Après avoir été l’un des premiers domaines bordelais à faire le choix de l’inox au début des années 70, La Conseillante a cette fois fait le choix de réaliser ses cuves en béton, revêtu de résine époxy. Cela permettra une meilleure inertie thermique avec l’extérieur. Cela vient également conforter l’image traditionnelle associée à la propriété.
Les travaux s’articulent principalement autour du cuvier, point de départ de la réflexion, mais vont également concerner les bureaux, et permettront de disposer d’une salle de réunion et de dégustation à l’attention des professionnels, située « au dessus » des cuves.
L’architecte en charge du projet est Bernard MAZIERES, reconnu pour son savoir faire dans de nombreuses propriétés viticoles. Il est à l’origine, entre autres, des cuviers des Châteaux Latour et Malartic-Lagravière.